L'Amérique latine en 2021,
l'année du sursaut ?

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L'Amérique latine en 2021,
l'année du sursaut ?

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Pascal DrouhaudL’année 2021 s’annonce comme l’année de tous les dangers pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Mais, elle est également celle de tous les possibles et de l’espoir. LATFRAN se devait de faire un point de la situation sur le continent et de réfléchir aux perspectives qui se dessinent dans un environnement international qui évolue. Dans ce cadre, l’Europe et certains pays comme la France, terre latino-américaine par ses départements et régions d’outre mer, sauront être présents aux côtés d’une Amérique latine éprouvée mais plus que jamais debout.

Avec plus de 20 millions de cas de contamination à la Covid-19 et désormais, plus de 500.000 décès dont la moitié au Brésil, l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud et les Caraïbes traversent une période difficile. Crise sanitaire, économique et sociale, sans doute sera t’elle aussi en partie identitaire : la diversité des peuples et la question des frontières nationales de certains pays conduisent à une réflexion sur un nouveau contrat social.

Des chiffres qui donnent le vertige

En effet, cette pandémie constitue sans doute un tournant dans l’histoire du sous-continent. Plus que jamais, les chiffres globaux sont impressionnants : ils doivent être saisis dans la diversité qui caractérise cette région de 33 pays, Caraïbes incluses. L’Amérique latine compte plus de 600 millions d’habitants, avec une superficie de 20 millions de kilomètres carrés, soit plus de 13 % des terres immergées.

A ce jour, ce sont près de 20 millions de cas de contaminations qui ont été recensés, plus de 500.000 décès. Et naturellement, cette situation se traduit par une dégradation de la situation économique : en 2020, la croissance économique a chuté de 7,7% tandis que 2021 laisse entrevoir un retour à un taux de croissance de 3.7% dans l’hypothèse d’absence d’un nouveau confinement. La pauvreté a progressé mécaniquement, entraînant avec elle entre 85 et 115 millions de personnes. Beaucoup sont issues des classes moyennes qui avaient émergé durant les années et 1990 et surtout 2000. Les engagements financiers qui procuraient un accès à la consommation, n’ont pas résisté à la fois au ralentissement économique et à la hausse du coût de la vie qui accompagnent la crise.

Que peuvent avoir en commun, par exemple, le Mexique d’une part, 2ème économie continentale avec ses 126 millions d’habitants, près de 2 millions de contaminations à la Covid-19 et 156 000 décès, et le Costa Rica d’autre part, avec ses 5 millions d’habitants, près de 193.000 contaminés et 2604 disparitions ? Malgré leurs différences, toutes les économies latino-américaines sont liées : les États sont politiquement indépendants chacun des autres évidemment, mais dans une interdépendance commerciale rappelée au quotidien par la crise.

La Covid-19 : une crise qui amplifie les revendications sociales

Les mesures préventives prises depuis un an et le ralentissement des échanges commerciaux rappellent à tous des liens qui semblent avoir été oubliés, tant la dimension régionale semble être passée au second plan depuis le début de la crise. Aucune des organisations régionales n’a pu, à ce jour, proposer un plan de relance ou d’accompagnement économique.

Continent de contrastes, l’Amérique latine est saisissante par la coexistence de mondes qui renvoient à la fois à de puissants pôles de développement d’innovation mondialisée et des espaces d’un mal développement qui est à l’origine des tensions en 2020. La Colombie, le Chili et le Pérou s’étaient habitués, durant la décennie qui vient de s’écouler, à des taux de croissance avoisinant ou dépassant les 4% par an, tandis que le Brésil et le Mexique avaient intégré le club envié des pays membres du G20.

Toutefois, les embrasements sociaux de 2019-2020 ont révélé un malaise dont la crise de la Covid-19 a souligné les origines et la profondeur. L’économie informelle d’abord représente 54% de l’ensemble, soit autant de millions de personnes qui n’ont aucun parachute social en cas d’arrêt ou de ralentissement de l’économie, ce qui amplifie le phénomène de décrochage social. Le manque d’intégration régionale ensuite empêche une réponse solidaire et globalisée à un niveau supra-étatique, contrairement à ce qui se passe dans l’Union européenne où, malgré malgré les tergiversations et les mois de négociation, elle a réussi a adopté un budget pluriannuel 2021-2027 et un plan de relance de 750 milliards d’euros pour répondre aux défis de la crise générée par la pandémie. La crise des migrants vénézuéliens enfin est liée au départ de près de 3 millions de personnes et a contribué à déstabiliser les économies de la Colombie, mais plus largement, des pays andins et du Chili. Ces États ont dû, en plus de leurs difficultés internes, absorber le choc de l’accueil de réfugiés économiques qui y ont alimenté le secteur informel, et donc précaire.

Un récent rapport l’ONU met en garde sur la reprise qui sera fragile et inégale en raison des séquelles à long terme causées par la crise du COVID-19 dans les économies de la région.

Une prise de conscience inévitable

La prolongation de la crise sanitaire, malgré l’annonce de l’arrivée des vaccins, a contribué à la prise de conscience d’une nécessaire sortie du statu quo. Il y avait un avant ; il y aura nécessairement un après. Un consensus social commence à apparaître sur la nécessité de réformes structurelles des sociétés afin de tenter de résorber plus rapidement les inégalités persistantes : ce qui  se traduit, pour ne prendre que deux exemples, par le choix de changer la Constitution du pays au Chili le 25 novembre dernier et à Haïti probablement le 25 avril prochain. Les rendez-vous électoraux prévus cette année, constitueront probablement un indicateur des réalités dans chacun des pays concernés. Comment l’Amérique latine et les Caraïbes pourraient-elles supporter de compter plus de 200 millions d’habitants vivant dans la pauvreté, sur un ensemble de 600 millions, sans engager des réformes de fond ?

Cette demande forte pourra être mesurée durant les rendez-vous électoraux qui ne manqueront pas en 2021 :

– élections présidentielles en Equateur (7 février) , au Pérou (11 avril),  au Nicaragua (7 novembre), Chili (21 novembre), Honduras (28 novembre) ;

– élections législatives en Equateur (7 février) à El Salvador (28 février), au Chili (élections constituantes, le 11 avril), au Pérou (11 avril) , en Argentine ( 24 octobre), au Nicaragua (7 novembre), au Chili (21 novembre) et au Honduras (28 novembre) ;

– élections régionales en Bolivie  (7 mars), au Chili (11 avril, avec choix des membres de l’assemblée constituante), au Mexique (6 juin) , au Paraguay (10 octobre), au Honduras (28 novembre).

Les raisons d’espérer

Ce tableau sombre dressé, les objectifs pour parvenir à une reprise économique passent par des réformes désormais bien identifiées. Les défis ne manquent pas :

  • retrouver un équilibre budgétaire et la voie de la croissance ;
  • développer les liens publics-privés ;
  • travailler sur l’attractivité pour susciter des investissements étrangers ;
  • réviser les politiques fiscales au service de politiques publiques ;
  • créer des politiques de protection sociale ;
  • préparer les économies à absorber de prochains chocs ;
  • favoriser la convergence normative entre les pays ;
  • revoir, pour les renforcer, les coopérations régionales.

La feuille de route du continent est ambitieuse. Elle s’inscrit dans un environnement international qui évolue : naturellement, le changement d’administration américaine, aura des incidences. Les années Trump ont été marquées par quelques lignes qui vont sans doute évoluer sous la Présidence Biden : bienveillance à l’égard du Président brésilien, volonté d’en finir avec le régime de Nicolas Maduro, durcissement des positions vis à vis de Cuba, placement de la problématique des migrants au cœur des relations avec le continent.

Le Président Biden pourrait envisager une nouvelle dynamique en faveur du codéveloppement. La nomination de Juan Gonzalez au sein Conseil national de sécurité, en charge de l’Amérique latine, traduit une rupture avec la précédente administration. Jo Biden connaît bien le continent latino-américain avec lequel il a travaillé notamment comme Président de la commission des affaires étrangères du Sénat ou comme Vice-président des États-Unis (il s’est rendu 16 fois dans la région sous l’ère Obama 2009-2017) : son engagement aux côtés de la Colombie par exemple, sous la présidence d’Andrés Pastrana (1998-2002), est connu ; autant d’actions qui seront en partie ou totalement révisées par la nouvelle administration nord-américaine ; cette dernière pourrait recourir au levier d’un partenariat d’aide et de conseil aux réformes et au développement, moyennant des politiques incitatives en faveur de l’emploi et de la lutte contre les nouvelles inégalités. Les États-Unis, partenaires historiques de l’Amérique latine, savent que de nouveaux acteurs se sont implantés sur le continent : la Chine bien entendu, investisseur économique de 1er plan au Brésil, au Vénézuéla, en Equateur, au Pérou, au Panama et aussi au Mexique ; la Turquie après les visites du Président Erdogan en Janvier 2016 au Chili et au Pérou, puis en 2018 en Argentine, au Paraguay et en Uruguay ; ou encore le Qatar. Les liens avec l’Union européenne se sont développés depuis les années 1980, mais il convient de les renforcer.

Autant de raisons qui indiquent que l’année 2021 s’annonce déterminante. Elle contribuera à dessiner les contours de la région de demain. Les projections de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, (CEPALC) laissent entrevoir une croissance de 3,7% en 2021 (hors reconfinnement). Dans ce contexte, l’accès aux vaccins constitue une étape stratégique dans la stabilisation du sous-continent. Les pays concernés doivent trouver les moyens de se redresser en regardant lucidement leurs faiblesses.

 

 Pascal DROUHAUD
(Président de LATFRAN)

Crédits images : El Diario de Hoy


América latina en el 2021,
el año del sobresalto ?

El año 2021 promete ser el año de todos los peligros para América Latina y el Caribe. Pero, también es el de todas las posibilidades y esperanzas. LATFRAN tuvo que hacer un balance de la situación en el continente y reflexionar sobre las perspectivas que están surgiendo en un entorno internacional cambiante. En este contexto, Europa y algunos países como Francia, tierra latinoamericana a través de sus departamentos y regiones de ultramar, podrán estar presentes junto a una América Latina probada, pero más que nunca presente.

Con más de 20 millones de casos de contaminación por Covid-19 y ahora, más de 500.000 muertes, la mitad de las cuales en Brasil, Centroamérica, Sur-américa y el Caribe atraviesan tiempos difíciles. La crisis sanitaria, económica y social, sin duda, también será en parte identitaria: la diversidad de pueblos y la cuestión de las fronteras nacionales de determinados países llevan a una reflexión sobre un nuevo contrato social.

Cifrás que te marean

De hecho, esta pandemia constituye sin duda un punto de inflexión en la historia del subcontinente. Más que nunca, las cifras globales son impresionantes: deben entenderse en la diversidad que caracteriza a esta región de 33 países, incluido el Caribe. América Latina tiene una población de más de 600 millones, con un área de 20 millones de kilómetros cuadrados, o más del 13% de la tierra sumergida.

Hasta la fecha, se han identificado casi 20 millones de casos de contaminación, más de 500.000 muertes. Y, naturalmente, esta situación se refleja en un deterioro de la situación económica: en 2020, el crecimiento económico cayó un 7,7% mientras que 2021 sugiere un retorno a una tasa de crecimiento del 3,7% en la hipótesis de ausencia nuevo confinamiento. La pobreza creció mecánicamente, arrastrando consigo entre 85 y 115 millones de personas. Muchos provienen de las clases medias surgidas durante los años y los noventa y especialmente en el 2000. Los compromisos financieros que permitieron el acceso al consumo no han resistido tanto la desaceleración económica como el aumento del costo de vida que acompañan a la crisis.

¿Qué pueden tener en común, por ejemplo, México por un lado, 2da economía continental con sus 126 millones de habitantes, cerca de 2 millones de contagios con Covid-19 y 156.000 muertes, y Costa Rica por el otro lado, con sus 5 millones de habitantes , casi 193.000 infectados y 2.604 desapariciones? A pesar de sus diferencias, todas las economías latinoamericanas están vinculadas: los Estados son políticamente independientes entre sí, obviamente, pero en una interdependencia comercial que la crisis recuerda a diario.

Covid-19: una crisis que amplifica las demandas sociales

Las medidas preventivas tomadas durante el pasado año y la desaceleración del comercio recuerdan a todos los vínculos que parecen olvidados, ya que la dimensión regional parece haber pasado a un segundo plano desde el inicio de la crisis. Ninguna de las organizaciones regionales hasta ahora ha podido proponer un plan de recuperación o apoyo económico.

Continente de contrastes, América Latina llama la atención en la convivencia de mundos que remiten tanto a espacios poderosos de desarrollo de la innovación globalizada como a áreas de pobre desarrollo que son fuentes de tensiones en 2020. Colombia, Chile y Perú se habían acostumbrado, durante la última década, a tasas de crecimiento cercanas o superiores al 4% anual, mientras que Brasil y México se habían sumado al envidiado club de países miembros del G20.

Sin embargo, las conflagraciones sociales de 2019-2020 revelaron un malestar cuyas orígenes han sido resaltados por la crisis del Covid-19. La economía informal representa en primer lugar el 54% del total, es decir, tantos millones de personas que no tienen protección social en caso de cierre o desaceleración de la economía, lo que amplifica el fenómeno del abandono social. La falta de integración regional impide entonces una respuesta unida y globalizada a nivel supraestatal, a diferencia de lo que está sucediendo en la Unión Europea. Ha aprobado con éxito un presupuesto plurianual 2021-2027 y un plan de recuperación de 750.000 millones de euros para afrontar los retos de la crisis generada por la pandemia. Finalmente, la crisis migratoria venezolana está ligada a la salida de cerca de 3 millones de personas y ha contribuido a desestabilizar las economías de Colombia, pero más ampliamente, los países andinos y Chile. Estos estados, además de sus dificultades internas, han tenido que absorber el impacto de acoger a refugiados económicos que han abastecido al sector informal y, por tanto, precario allí.

Un informe reciente de la ONU advierte que la recuperación será frágil y desigual debido al legado a largo plazo de la crisis del COVID-19 en las economías de la región.

Una conciencia inevitable

La prolongación de la crisis sanitaria, a pesar del anuncio de la llegada de las vacunas, ha contribuido a la toma de conciencia de una salida necesaria del statu quo. Hubo un antes; necesariamente habrá un después. Empieza a surgir un consenso social sobre la necesidad de reformas estructurales de las sociedades para tratar de reducir más rápidamente las persistentes desigualdades: lo cual se refleja, por citar solo dos ejemplos, en la opción de cambiar la Constitución del país en Chile el día 25 en noviembre pasado y en Haití probablemente el 25 de abril. Las reuniones electorales previstas para este año constituirán probablemente un indicador de la realidad de cada uno de los países interesados. ¿Cómo puede América Latina y el Caribe hacer frente a más de 200 millones de personas que viven en la pobreza, de un total de 600 millones, sin emprender reformas fundamentales?

Esta fuerte demanda se puede medir durante las reuniones electorales que no fallarán en 2021:

– elecciones presidenciales en Ecuador (7 de febrero), Perú (11 de abril), Nicaragua (7 de noviembre), Chile (21 de noviembre), Honduras (28 de noviembre);

– elecciones legislativas en Ecuador (7 de febrero) en El Salvador (28 de febrero), Chile (elecciones constituyentes, 11 de abril), Perú (11 de abril), Argentina (24 de octubre), Nicaragua (7 de noviembre), Chile (21 de noviembre) y Honduras (28 de noviembre);

– elecciones regionales en Bolivia (7 de marzo), Chile (11 de abril, con elección de miembros de la Asamblea Constituyente), México (6 de junio), Paraguay (10 de octubre), Honduras (28 de noviembre).

Razones para tener esperanza

Con este panorama sombrío trazado, los objetivos para lograr una recuperación económica pasan por reformas ahora bien identificadas. Los desafíos no faltan:

  • volver a un presupuesto equilibrado y al camino del crecimiento;
  • desarrollar vínculos público-privados;
  • trabajar en el atractivo para atraer inversión extranjera;
  • revisar las políticas tributarias al servicio de las políticas públicas;
  • crear políticas de protección social;
  • preparar a las economías para absorber futuras crisis;
  • promover la convergencia normativa entre países;
  • revisar la cooperación regional para fortalecerla.

La hoja de ruta del continente es ambiciosa. Es parte de un entorno internacional en evolución: naturalmente, el cambio en la administración estadounidense tendrá implicaciones. Los años de la administración Trump estuvieron marcados por unas líneas que sin duda evolucionarán bajo la presidencia de Joe Biden: benevolencia hacia el presidente brasileño, deseo de acabar con el régimen de Nicolás Maduro, endurecimiento de posiciones frente a Cuba, inversión en el tema de los migrantes en el corazón de las relaciones con el continente.

El presidente Biden podría considerar una nueva dinámica a favor del codesarrollo. El nombramiento de Juan González al Consejo de Seguridad Nacional a cargo de América Latina refleja una ruptura con la administración anterior. El nuevo Presidente norte-americano conoce el continente latinoamericano con el que trabajó, en particular como presidente de la Comisión de Asuntos Exteriores del Senado o como vicepresidente de los Estados Unidos (visitó la región 16 veces durante la era Obama 2009-2017): su compromiso junto a Colombia por ejemplo, bajo la presidencia de Andrés Pastrana (1998-2002), se conoce; tantas acciones que serán revisadas parcial o totalmente por la nueva administración norteamericana; este último podría aprovechar el apalancamiento de una asociación de ayuda y asesoramiento para las reformas y el desarrollo, a través de políticas de incentivos a favor del empleo y la lucha contra las nuevas desigualdades. Estados Unidos, socios históricos de América Latina, saben que nuevos actores se han establecido en el continente: China por supuesto, un inversor económico líder en Brasil, Venezuela, Ecuador, Perú, Panamá y también en México; Turquía después de las visitas del presidente Erdogan en enero de 2016 a Chile y Perú, luego en 2018 a Argentina, Paraguay y Uruguay, o Qatar. Los vínculos con la Unión Europea se han desarrollado desde la década de 1980, pero deben fortalecerse.

Todas estas son razones que indican que el año 2021 será decisivo. Ayudará a dar forma a los contornos de la región del mañana. Las proyecciones de la Comisión Económica para América Latina y el Caribe (CEPAL) apuntan a un crecimiento del 3,7% en 2021 (excluida la reconfinación). En este contexto, el acceso a las vacunas constituye un paso estratégico en la estabilización del subcontinente. Los países interesados ​​deben encontrar los medios para recuperarse mirando con lucidez sus debilidades.

La región de América Latina y el Caribe tiene tanta riqueza humana y ambiental … Se enfrenta a muchos desafíos importantes. Están a la altura de su encuentro con su destino.

Pascal DROUHAUD
(Presidente de LATFRAN)

Créditos de imagen: El Diario de Hoy

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