Covid-19 :
l’Amérique latine dans le cœur de la pandémie


Covid-19 :
l’Amérique latine dans le cœur de la pandémie

Alors que l’Europe poursuit son déconfinement entamé début mai, les pays d’Amérique latine subissent de plein fouet la pandémie du coronavirus. Le déconfinement est envisagé pour le début du mois de juin tandis que le continent compte, à la date du 29 mai, près de 884 000 malades et plus de 50.000 décès (chiffres Université Johns Hopkins). Le nombre de victimes a doublé en 15 jours. Pour la seule journée du 28 mai, le Brésil a par exemple enregistré plus de 26 000 nouveaux cas et plus de 1 100 morts. Autre donnée inquiétante, l’Imperial College de Londres a publié une modélisation selon laquelle la région pourrait cumuler plus de 45 millions de cas de Covid-19 et 160 000 morts à la fin de l’année 2020. Les projections sont sombres. Mais qu’en est-il de la réalité ?

Une dangerosité parfois sous-estimée

Bien que les experts prédisent désormais le pic de la pandémie en juin-juillet, un certain relachement est constaté dans plusieurs pays sud-américains. Cette situation désespère les observateurs sur une sortie rapide de la crise sanitaire. Deux facteurs expliquent cette situation dramatique. Premièrement, plusieurs dirigeants politiques ont malheureusement perdu un temps précieux selon El Tiempo en Colombie : ainsi, “au Mexique, au Nicaragua et au Brésil, le problème […] est presque pathologique car Andrés Manuel López Obrador, Daniel Ortega et Jair Bolsonaro ont non seulement perdu du temps irrécupérable niant la gravité de la pandémie pendant des semaines entières, mais ils ont saboté les mesures de protection préconisées par les experts”. Deuxièmement, il est difficile, voire impossible pour des millions de personnes, de rester dans des habitations parfois petites et sans confort, et de ne pas aller travailler : les Etats ne sont pas forcéments capables de prendre en charge le chômage massif dans les conditions selon lesquelles les pays européens ont réssi à le faire; comme à Guayaquil en Equateur dont nous avions détaillé la situation le mois dernier, les travailleurs précaires préfèrent braver le risque de la maladie plutôt que mourir de faim.

Autre hypothèse, ce coronavirus aurait peut-être une saisonnalité hivernale et expliquerait que la recrudescence de la pandémie depuis mi-mai, les températures ne dépassant plus désormais les 17°. Mais, contre exemples, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont conu leur pic épidémique mi-mars et l’épidémie ne cesse de décroître en ce mois de mai comme en Europe malgré une baisse des températures.

Une exception qui conforme la règle

Au coeur de cette tragédie que vit l’Amérique latine, trois pays apparaissent comme un “oasis”. En effet, en Uruguay, au Costa Rica et au Paraguay, les contaminations et les taux de mortalité sont restés très bas. La raison en serait apparemment, d’une part, la discipline des citoyens qui ont respecté massivement les mesures de distanciation sociale et, d’autre part, des systèmes d’accès à l’eau et à la santé plus performants que dans les autres pays de la région.

En Argentine, la pandémie est contrôlée grâce à un confinement strict et long de 80 jours (du 20 mars au 7 juin) : 16 200 cas et 530 morts pour 45,5 millions d’habitants. La durée du confinement s’explique par un recrudescence de cas dans certains bidonvilles.

Une inquiétude grandissante sur une pandémie incontrôlée

Le Brésil, le Pérou, le Chili et le Mexique font désormais partie des 20 pays les plus touchés par la pandémie. En Amérique du Sud plus particulièrement l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) est très inquiete “étant donné que le nombre de nouveaux cas enregistré la semaine dernière au Brésil“. Selon sa directrice Carissa Etienne, “pour la majorité des pays des Amériques, ce n’est pas le moment de relâcher les restrictions ou de réduire les stratégies de prévention“. C’est désormais à Sao Paulo que se trouve le plus grand cimetière du continent.

Comme l’explique le quotidien La Croix, la lutte contre le coronavirus dans les bidonvilles est quasi impossible . surpopulation, logements exigus, conditions sanitaires précaires, accès à l’eau déficient, économie souterraine ou informelle, absence d’indemnisation du chômage. Face au manque d’Etat dans certains pays, la solidarité familiale se développe et les églises et associations caritatives se mobilisent évidemment. Mais, des organisations criminelles prennent aussi le relai et étendent leur emprise en distribuant de la nourriture et des médicaments (certains cartels au Mexique) ou en organisant des campagnes de désinfection dans les territoires qu’ils contrôlent (certains gangs au Honduras).

Un risque d’explosion de la pauvreté

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) craint que la pandémie de Covid-19 entraîne, au-delà de la crise économique (prévision de récession de 5,3% en 2020), une crise humanitaire dans laquelle près de 14 millions de personnes vulnérables pourrait souffrir de la faim en 2020 en Amérique latine, contre 3,4 millions en 2019 : “En Colombie, en Équateur et au Pérou, le nombre de migrants vénézuéliens en situation de grave insécurité alimentaire pourrait passer de 540.000 à plus d’un million“. Et dans d’autres pays, les populations déjà pauvres devraient être les plus affectées par les conséquences économiques de la crise sanitaire, comme à Haïti, dans les favelas au Brésil…

Ainsi, dans le seul corridor sec d’Amérique centrale, “le nombre de personnes souffrant d’une grave insécurité alimentaire pourrait doubler et passer de plus de 1,6 million à près de 3 millions” : la problématique des migrants vénézuéliens exerce une pression supplémentaire sur les économies concernées. En outre, en Amérique du sud, une épîdémie de dengue sévit et, dans les Caraïbes, la saison des ouragans va s’ouvrir avec le mois de juin : les gouvernements doivent donc redoubler d’efforts cette année.

Pour l’UNICEF, le drame, qui se déroule en Amérique latine et dans les Caraïbes actuellement, va engendrer 16 millions d’enfants pauvres en plus d’ici la fin de l’année 2020 si les gouvernements ne réagissent pas plus énergiquement. En quelques mois, seraient effacées les progrès économiques et sociaux accomplis entre 2000 et 2015.

Une crise révélatrice des inégalités sociales et des difficultés politiques

Nouvel épicentre de la pandémie selon l’Organisation mondiale de la santé, le continent doit regarder en face le creusement des inégalités sociales. Les pays latino-américains ne disposent pas de “filets sociaux” contrairement aux Etats européens. Dès lors, le confinement et le ralentissement de l’économie impactent immédiatement et de manière très violente les populations qui vivent de “petits boulots”, souvent payés au jour le jour. La crise sanitaire accentue les fractures socio-économiques dans une des régions les plus inégalitaires du globe.

Dans certains pays, le manque d’efficacité des système de gouvernance est liée au contexte politique. Au-delà de certains présidents qui ont nié la dangerosité du virus, les relations compliquées entre les Etats et le pouvoir fédéral, comme c’est le cas au Brésil, ou encore les tensions entre le gouvernement et le parlement, comme au Salvador, compliquent la mise en place de solutions rapides et efficaces au grand dam deune populations en grande souffrance.

Le défi du développement sanitaire et de la croissance économique

Tous les pays font face au même défi depuis le début de cette crise : trouver des équipements sanitaires en nombre suffisant (masques, gel hydro-alccolique, blouses, gants, respirateurs artificiels) et à prix abordables, tant pour le secteur médical que pour la population plus largement. Comme en Europe, les limites d’un système capitaliste ayant favorisé les délocalisations conduiles pays à s’interroger et à réorienter une  partie de l’appareil de production. Il n’est pas question de laisser la Chine devenir « l’atelier mondial du masque ». C’est pourquoi le Pérou et la Colombie, par exemple, ont déjà commencé à fabriquer des masques en tissu et des blouses de protection: l’objectif premier d’une production régionale pourrait, pourquoi pas, évoluer et conduire vers un nouveau secteur pour l’exportation.

Cette pandémie aura mis en lumière les difficultés, trop souvent occultées, des hôpitaux et du secteur de la santé dans son ensemble. Un système de santé performant, qui ne s’effondre pas face à une pandémie, implique désormais des investissements massifs pour protéger plus globalement l’économie de chaque pays. Cela va amener nécessairement les gouvernants à repenser les priorités de leurs politiques publiques, sauf à persister dans un monde fragile incapable de faire face économiquement et socialement à des états d’urgence sanitaire et à des confinements paralysants.

Faut-il rappeler les conséquences du confionement dans tous les pays de la zone, du couvre-feu au Pérou, au Guatémala, au Honduras, en République dominicaine, ou encore les déclarations de l’état d’exception au Chili comme en Equateur ?

Les économies latino-américaines vont subir des recessions comprises entre 5 et 8 % et vont voir 11,5 millions de chômeurs de plus, la pire situation depuis 1930 selon un rapport de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepal) et de l’Organisation internationale du travail (OIT) publié le 28 mai. Basées en grande partie sur le tourisme, elles vont avoir beaucoup de mal à se relever. Le chemin sera long mais il ne sera pas vain si les pays choisissent de développer les infrastructures de traitement de l’eau : la pandémie du Covid-19 a révélé les carences en matière d’accès à l’eau potable qui ont favorisé la contamination entre individus.

Enfin, cette crise sanitaire et économique en Amérique latine met en relief le manque de structures économiques permettant un engagement financier supranational et des coopérations régionales solidaires. Que prévoient le Mercosur, le Système d’intégration centro-américain (SICA), l’Alliance du Pacifique, la Communauté andine des Nations ou l’Association des Etats caraïbes ? Pas grand chose… Ce sont donc des initiatives bilatérales qui se font jour : devant la catastrophe en cours, “les présidents du Pérou, de la Colombie, du Chili et de l’Uruguay se sont entretenus en visioconférence à propos des mesures à prendre“. Les Caraïbes et l’Amérique latine vivent un moment historique et doivent saisir l’opportunité de développer des systèmes de coopérations interétatiques ayant pour but de venir en renfort de leurs membres et de soutenir des filières ou des secteurs d’activités stratégiques. L’ONU a ainsi fait des propositions pour relancer l’économie du tourisme. Moment historique également en terme de préservation de l’environnement comme l’a souligné l’ONU le 22 mai avec la Journée internationale de la diversité biologique : nous ne nous sauverons pas en relançant l’économie au détriment de la nature, en continuant à détruire la terre mère, la Pachamama comme disent les amérindiens.

Pascal Drouhaud
Président de LATFRAN
Guillaume ASSKARI
Chargé des relations publiques


Covid-19:
América Latina en el corazón de la pandemia

A medida que Europa continúa su desconfinación que comenzó a principios de mayo, los países latinoamericanos están sufriendo la peor parte de la pandemia de coronavirus. La desconfianza está prevista para principios de junio, mientras que el continente cuenta, en la fecha del 29 de mayo, con casi 884,000 pacientes y más de 50,000 muertes (cifras de la Universidad Johns Hopkins), o el doble de 15 días antes. . Solo por el día 28 de mayo, Brasil, por ejemplo, registró más de 26,000 casos nuevos y más de 1,100 muertes. Otro hecho preocupante es que el Imperial College de Londres ha publicado un modelo según el cual la región podría acumular más de 45 millones de casos de Covid-19 y 160,000 muertes para fines de 2020.

Peligro a veces subestimado

Aunque los expertos ahora predicen el pico de la pandemia en junio-julio, se observa cierta relajación en varios países sudamericanos y observadores de la desesperación en una salida rápida de la crisis de salud. Dos factores explican esta dramática situación. Primero, desafortunadamente, varios líderes políticos han perdido un tiempo precioso según El Tiempo en Colombia: “en México, Nicaragua y Brasil, el problema es casi patológico porque Andrés Manuel López Obrador, Daniel Ortega y Jair Bolsonaro no solo han perdido tiempo irrecuperable negando la gravedad de la pandemia durante semanas enteras, sino que han saboteado las medidas de protección recomendadas por los expertos”. Segundo, es difícil, si no imposible, que millones de personas se queden viviendas a veces pequeñas y sin comodidad, y no para ir a trabajar: los Estados no pueden inevitablemente ocuparse del desempleo masivo en las condiciones según las cuales los países europeos se resistieron a hacerlo; como en Guayaquil en Ecuador, de la cual tuvimos al detallar la situación el mes pasado, los trabajadores precarios prefieren enfrentar el riesgo de la enfermedad en lugar de morir de hambre.

Otra hipótesis, este coronavirus puede tener una estacionalidad invernal y explicaría que el resurgimiento de la pandemia desde mediados de mayo, las temperaturas ya no superan los 17 °. Pero, por ejemplo, Australia y Nueva Zelanda alcanzaron su punto máximo a mediados de marzo y la epidemia continúa disminuyendo en mayo como en Europa a pesar de la caída de las temperaturas.

Una excepción que se ajusta a la regla.

En el corazón de esta tragedia en América Latina, tres países aparecen como un “oasis”. De hecho, en Uruguay, Costa Rica y Paraguay, las tasas de contaminación y mortalidad se mantuvieron muy bajas. La razón parece ser, por un lado, la discrepancia de los ciudadanos que respetan masivamente las medidas de distanciamiento social y, por otro lado, los sistemas de acceso al agua y la salud mejor que en los demás. países de la región.

En Argentina, la pandemia se controla gracias a un estricto y prolongado confinamiento de 80 días (del 20 de marzo al 7 de junio): 16,200 casos y 530 muertes por 45.5 millones de habitantes. La duración del encierro se explica por un aumento de casos en ciertos barrios marginales.

Creciente preocupación por una pandemia no controlada

Brasil, Perú, Chile y México se encuentran ahora entre los 20 países más afectados por la pandemia. En América del Sur, en particular, la Organización Panamericana de la Salud (OPS) está muy preocupada “dada la cantidad de casos nuevos registrados la semana pasada en Brasil“. Según su directora Carissa Etienne, “para la mayoría de los países de las Américas, este no es el momento de aflojar las restricciones o reducir las estrategias de prevención“. Sao Paulo ahora alberga el cementerio más grande del continente.

Como explica el diario La Croix, la lucha contra el coronavirus en los barrios marginales es casi imposible. hacinamiento, viviendas estrechas, malas condiciones sanitarias, pobre acceso al agua, economía subterránea o informal, falta de beneficios de desempleo. Ante la falta de estado en algunos países, la solidaridad familiar se está desarrollando y las iglesias y asociaciones de caridad obviamente se están movilizando. Sin embargo, las organizaciones criminales también se están apoderando y expandiendo su control mediante la distribución de alimentos y medicamentos (algunos carteles en México) u organizando campañas de desinfección en los territorios que controlan (algunas pandillas en Honduras).

Un riesgo de explosión de pobreza

El Programa Mundial de Alimentos de las Naciones Unidas (PMA) teme que la pandemia de Covid-19 conduzca, más allá de la crisis económica (pronóstico de recesión del 5,3% en 2020), a una crisis humanitaria en la que casi 14 millones las personas vulnerables podrían pasar hambre en 2020 en América Latina, en comparación con 3.4 millones en 2019: “En Colombia, Ecuador y Perú, el número de migrantes venezolanos que experimentan una inseguridad alimentaria grave podría caer de 540,000 a más de un millón“. Y en otros países, las poblaciones ya pobres deberían ser las más afectadas por las consecuencias económicas de la crisis de salud, como en Haití, en las favelas de Brasil… Por lo tanto, en el único corredor seco en América Central “el número de personas que sufren de inseguridad alimentaria grave podría duplicarse de más de 1.6 millones a casi 3 millones“: el problema de los migrantes venezolanos está ejerciendo una presión adicional sobre las economías en cuestión. Además, en América del Sur, se está produciendo una epidemia de dengue y, en el Caribe, la temporada de huracanes se abrirá con el mes de junio: los gobiernos deben redoblar sus esfuerzos este año.

Para UNICEF, la tragedia, que está ocurriendo hoy en América Latina y el Caribe, tendrá 16 millones más de niños pobres para fines de 2020 si los gobiernos no reaccionan con más energía. En unos pocos meses, el progreso económico y social realizado entre 2000 y 2015 se borraría.

Una crisis que revela desigualdades sociales y dificultades políticas.

Según la Organización Mundial de la Salud, el nuevo epicentro de la pandemia, el continente debe hacer frente a la ampliación de las desigualdades sociales. Los países latinoamericanos no tienen “redes de seguridad social” a diferencia de los estados europeos. En consecuencia, el confinamiento y la desaceleración de la economía impactan de manera inmediata y muy violenta a las poblaciones que viven en “trabajos ocasionales”, a menudo pagados a diario. La crisis de salud acentúa las fracturas socioeconómicas en una de las regiones más desiguales del mundo.

En algunos países, la ineficacia de los sistemas de gobernanza está vinculada al contexto político. Más allá de ciertos presidentes que han negado la peligrosidad del virus, las complicadas relaciones entre los estados y el poder federal, como es el caso en Brasil, o las tensiones entre el gobierno y el parlamento, como en El Salvador, complican la implementación de soluciones rápidas y efectivas para la consternación de una población en gran dolor.

El desafío del desarrollo sanitario y el crecimiento económico.

Todos los países han enfrentado el mismo desafío desde el comienzo de esta crisis: encontrar suficiente equipo sanitario (máscaras, gel hidroalcohólico, batas, guantes, respiradores artificiales) y a precios asequibles, tanto para el sector médico como para población más ampliamente. Como en Europa, los límites de un sistema capitalista que ha favorecido la deslocalización han llevado a los países a cuestionarse y reorientar parte del aparato de producción. No se trata de dejar que China se convierta en “el taller mundial de máscaras”. Es por eso que Perú y Colombia, por ejemplo, ya han comenzado a fabricar máscaras de tela y batas protectoras: el objetivo principal de la producción regional podría, por qué no, evolucionar y conducir a un nuevo sector para exportar.

Esta pandemia habrá resaltado las dificultades, con demasiada frecuencia ignoradas, de los hospitales y el sector de la salud en general. Un sistema de salud eficiente, que no se derrumba ante una pandemia, ahora involucra inversiones masivas para proteger la economía de cada país en general. Esto necesariamente llevará a los gobiernos a repensar las prioridades de sus políticas públicas, excepto a persistir en un mundo frágil incapaz de hacer frente económica y socialmente a los estados de emergencia de salud y los paralizadores. ¿Debemos recordar las consecuencias de la confesión en todos los países de la zona, del toque de queda en Perú, Guatemala, Honduras, República Dominicana, o incluso las declaraciones del estado de emergencia en Chile como en Ecuador?

Las economías latinoamericanas sufrirán recesiones de entre 5 y 8% y verán 11.5 millones más de desempleados, la peor situación desde 1930 según un informe de la Comisión Económica para América Latina y el Caribe (Cepal) y la Organización Internacional del Trabajo (OIT) publicado el 28 de mayo. Basado en gran medida en el turismo, les resultará muy difícil recuperarse. Habrá un largo camino por recorrer, pero no será en vano si los países eligen desarrollar infraestructuras para el tratamiento del agua: la pandemia de Covid-19 ha revelado las deficiencias en términos de acceso al agua potable que han favorecido la contaminación entre individuos

Finalmente, esta crisis económica y de salud en América Latina destaca la falta de estructuras económicas que permitan el compromiso financiero supranacional y la cooperación solidaria regional. ¿Qué están planeando hacer el Mercosur, el Sistema de Integración Centroamericana (SICA), la Alianza del Pacífico, la Comunidad Andina de Naciones o la Asociación de Estados del Caribe? No mucho … Así que estas son iniciativas bilaterales que están surgiendo: ante el desastre actual, “los presidentes de Perú, Colombia, Chile y Uruguay hablaron por videoconferencia sobre las medidas a tomar. tomar“. El Caribe y América Latina están viviendo un momento histórico y deben aprovechar la oportunidad para desarrollar sistemas de cooperación interestatal destinados a fortalecer a sus miembros y apoyar sectores estratégicos o sectores de actividad. Por lo tanto, la ONU ha hecho propuestas para revivir la economía del turismo. Un momento histórico también en términos de preservación del medio ambiente, como subrayó la ONU el 22 de mayo con el Día Internacional de la Diversidad Biológica: no nos salvaremos reviviendo la economía a expensas de la naturaleza, si continuamos destruir la madre tierra, Pachamama como dicen los amerindios.

Pascal DROUHAUD
Presidente de LATFRAN
Guillaume ASSKARI
Encargado de las relaciones públicas

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