Solidarité Europe- Amérique latine-Caraïbes
dans la lutte contre le Coronavirus



Solidarité Europe- Amérique latine-Caraïbes
dans la lutte contre le Coronavirus

La pandémie du coronavirus continue de se développer dans le monde où 3 milliards de personnes sont actuellement confinées. Le virus a déjà emporté 30.000 vies et compte près de 650.000 cas d’infections dans 183 pays. L’Europe est touchée de plein fouet, devenant actuellement l’épicentre de la pandémie. L’Italie avec près de 11.000 victimes, l’Espagne avec plus de 5700, la France avec plus de 2350 décès, sont malheureusement, les révélateurs de la crise qui frappe le continent européen. Aucun pays n’est épargné : les Etats-Unis sont devenus le premier pays touché par le virus : plus de 115.000 cas d’infection, déjà 1891 décès.

Depuis deux semaines, l’Amérique latine – Caraïbes prend la mesure du danger de cette pandémie. Les réactions varient en fonction des pays et évoluent au fil du développement du virus. L’Amérique latine – Caraïbes se claquemure face au virus : confinement comme en Argentine, au Chili, au Pérou, en Equateur, au Panama ou au Salvador, isolement obligatoire à l’instar de la Colombie, fermeture des frontières terrestres sinon aériennes comme au Brésil, au Costa Rica, couvre feu nocturne au Chili, au Pérou entre autres.

Dans de nombreux pays, les leçons sur les vertus de la prévention ont été retenues. Le Chili, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay, le Pérou, la Colombie, l’Equateur, le Panama, le Costa Rica, El Salvador, le Guatémala, avaient pris des mesures en amont. La République dominicaine, HaÏti et désormais les géants du continent que sont le Mexique ou le Brésil, réagissent face à la menace. Si les mesures ne sont pas encore le fruit d’une concertation à l’échelle du continent ou des régions qui le composent, elles  ont le mérite d’être prises sur le plan national. Pour la plupart, elles marquent le retour de l’Etat dans la lutte contre ce mal invisible et pourtant si présent.

Depuis la déclaration du premier cas le 26 février dernier à Sao Paulo, l’Amérique latine – Caraïbes comptait au 28 Mars dernier, 10.056 personnes contaminées, 181 décès. Le Brésil avec 2915 infections et 77 morts, l’Equateur avec 1382 infections et 34 disparitions, et le Chili 1306  Les pays concernés ne se basent pas sur le niveau de cas de contamination : 1500 pour le moment, dans l’ensemble du continent. Ils appuient leur action sur le niveau de dangerosité du virus. Le Chili a décrété le 18 Mars dernier, avec 138 cas déclarés à cette époque, l’état d’exception. Le Pérou, avec 145 cas au début de la crise a instauré, le 17 mars dernier, un couvre-feu sur tout le territoire et l’armée se déploie dans les rues de la capitale pour en assurer le respect.

Le Mexique a décidé de fermer ses écoles à compter du 23 mars jusqu’au 19 Avril prochain.

Pour autant, l’inquiétude  grandit sur le continent. La crainte de voir les systèmes de santé, engloutis par une pandémie massive, l’appréhension d’une crise sociale et économique majeure, conduit les gouvernements à prendre des mesures conduisant à une fermeture momentanée, des frontières nationales. Par exemple, elles le sont depuis quelques jours, entre la Colombie et le Vénézuéla, entre l’Uruguay et l’Argentine, le Guatémala et El Salvador. Le Chili, l’Argentine et le Pérou n’accueillent plus les bateaux de croisière.

La mesure prise à peu près partout, reste la suspension des vols avec l’Europe et l’Asie. Le Paraguay, Cuba, le Panama, la Bolivie (avec 10 cas,  la République dominicaine, le Vénézuéla, la Colombie, le Pérou, le Costa-rica, El Salvador, le Guatémala, l’Equateur, sont parmi ceux qui ne veulent plus accueillir sur leurs sols, les étrangers arrivés sur des vols intercontinentaux.

La fermeture des frontières est une des mesures qui semblent faire consensus. Mais la pandémie n’attend pas. L’apparition de cas à renforcer les mesures afin de pénétrer le tissu social des pays. Ecoles fermées, réduction des moyens de mobilité urbaine, contrôles par les forces de sécurité, l’Amérique latine se donnent les moyens de répondre à une crise sanitaire qui peut porter atteinte à l’unité nationale.

Le confinement partiel ou total de la population conduit à la logique de la distanciation sociale totalement contraire aux pratiques et à la culture des pays d’Amérique latine. La famille est un soutien essentiel pour une partie des populations en difficulté. La structure familiale peut dans certains suppléer l’Etat, renforçant d’autant les interactions au quotidien, réalité antinomique des mesures qui pourraient être prises pour faire face à la pandémie.

Inquiétude sociale mais également dans certains pays, des questionnements sur l’évolution de la situation politique: au Chili, le référendum prévu en Avril 2020 sur une nouvelle constitution, est reporté au mois d’Octobre. Le précédent français des élections municipales rappelle que l’intérêt général doit prévaloir sur l’actualité électorale. En Bolivie, les élections présidentielles le sont également .

Plus que jamais, le sentiment général en Amérique latine, est marqué de gravité, d’inquiétude et de mise en place de dispositifs sanitaires et sécuritaires dans le but de répondre au choc du virus. Les populations ont conscience que le virus s’est déplacé et se trouve désormais sur le continent. Plus que jamais, l’heure est à la responsabilité et à la solidarité.

Latfran exprime sa solidarité à l’Amérique latine et à l’Europe qui est actuellement, l’épicentre d’une pandémie violente, aux conséquences économiques, financières et sociales potentiellement profondes et durables.

Pascal Drouhaud
Président de LATFRAN

La pandémie du coronavirus continue de se développer dans le monde où 3 milliards de personnes sont actuellement confinées. Le virus a déjà emporté 30.000 vies et compte près de 650.000 cas d’infections dans 183 pays. L’Europe est touchée de plein fouet, devenant actuellement l’épicentre de la pandémie. L’Italie avec près de 11.000 victimes, l’Espagne avec plus de 5700, la France avec plus de 2350 décès, sont malheureusement, les révélateurs de la crise qui frappe le continent européen. Aucun pays n’est épargné : les Etats-Unis sont devenus le premier pays touché par le virus : plus de 115.000 cas d’infection, déjà 1891 décès.

Depuis deux semaines, l’Amérique latine prend la mesure du danger de cette pandémie. Les réactions varient en fonction des pays et évoluent au fil du développement du virus. L’Amérique latine se claquemure face au virus : confinement comme en Argentine, au Chili, au Pérou, en Equateur, au Panama ou au Salvador, isolement obligatoire à l’instar de la Colombie, fermeture des frontières terrestres sinon aériennes comme au Brésil, au Costa Rica, couvre feu nocturne au Chili, au Pérou entre autres.

Dans de nombreux pays, les leçons sur les vertus de la prévention ont été retenues. Le Chili, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay, le Pérou, la Colombie, l’Equateur, le Panama, le Costa Rica, El Salvador, le Guatémala, avaient pris des mesures en amont. La République dominicaine, HaÏti et désormais les géants du continent que sont le Mexique ou le Brésil, réagissent face à la menace. Si les mesures ne sont pas encore le fruit d’une concertation à l’échelle du continent ou des régions qui le composent, elles  ont le mérite d’être prises sur le plan national. Pour la plupart, elles marquent le retour de l’Etat dans la lutte contre ce mal invisible et pourtant si présent.

Depuis la déclaration du premier cas le 26 février dernier à Sao Paulo, l’Amérique latine comptait au 28 Mars dernier, 10.056 personnes contaminées, 181 décès. Le Brésil avec 2915 infections et 77 morts, l’Equateur avec 1382 infections et 34 disparitions, et le Chili 1306  Les pays concernés ne se basent pas sur le niveau de cas de contamination : 1500 pour le moment, dans l’ensemble du continent. Ils appuient leur action sur le niveau de dangerosité du virus. Le Chili a décrété le 18 Mars dernier, avec 138 cas déclarés à cette époque, l’état d’exception. Le Pérou, avec 145 cas au début de la crise a instauré, le 17 mars dernier, un couvre-feu sur tout le territoire et l’armée se déploie dans les rues de la capitale pour en assurer le respect.

Le Mexique a décidé de fermer ses écoles à compter du 23 mars jusqu’au 19 Avril prochain.

Pour autant, l’inquiétude  grandit sur le continent. La crainte de voir les systèmes de santé, engloutis par une pandémie massive, l’appréhension d’une crise sociale et économique majeure, conduit les gouvernements à prendre des mesures conduisant à une fermeture momentanée, des frontières nationales. Par exemple, elles le sont depuis quelques jours, entre la Colombie et le Vénézuéla, entre l’Uruguay et l’Argentine, le Guatémala et El Salvador. Le Chili, l’Argentine et le Pérou n’accueillent plus les bateaux de croisière.

La mesure prise à peu près partout, reste la suspension des vols avec l’Europe et l’Asie. Le Paraguay, Cuba, le Panama, la Bolivie (avec 10 cas,  la République dominicaine, le Vénézuéla, la Colombie, le Pérou, le Costa-rica, El Salvador, le Guatémala, l’Equateur, sont parmi ceux qui ne veulent plus accueillir sur leurs sols, les étrangers arrivés sur des vols intercontinentaux.

La fermeture des frontières est une des mesures qui semblent faire consensus. Mais la pandémie n’attend pas. L’apparition de cas à renforcer les mesures afin de pénétrer le tissu social des pays. Ecoles fermées, réduction des moyens de mobilité urbaine, contrôles par les forces de sécurité, l’Amérique latine se donnent les moyens de répondre à une crise sanitaire qui peut porter atteinte à l’unité nationale.

Le confinement partiel ou total de la population conduit à la logique de la distanciation sociale totalement contraire aux pratiques et à la culture des pays d’Amérique latine. La famille est un soutien essentiel pour une partie des populations en difficulté. La structure familiale peut dans certains suppléer l’Etat, renforçant d’autant les interactions au quotidien, réalité antinomique des mesures qui pourraient être prises pour faire face à la pandémie.

Inquiétude sociale mais également dans certains pays, des questionnements sur l’évolution de la situation politique: au Chili, le référendum prévu en Avril 2020 sur une nouvelle constitution, est reporté au mois d’Octobre. Le précédent français des élections municipales rappelle que l’intérêt général doit prévaloir sur l’actualité électorale. En Bolivie, les élections présidentielles le sont également .

Plus que jamais, le sentiment général en Amérique latine, est marqué de gravité, d’inquiétude et de mise en place de dispositifs sanitaires et sécuritaires dans le but de répondre au choc du virus. Les populations ont conscience que le virus s’est déplacé et se trouve désormais sur le continent. Plus que jamais, l’heure est à la responsabilité et à la solidarité.

Latfran exprime sa solidarité à l’Amérique latine et à l’Europe qui est actuellement, l’épicentre d’une pandémie violente, aux conséquences économiques, financières et sociales potentiellement profondes et durables.

Pascal Drouhaud
Président de LATFRAN

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