Les défis de l’intégration centraméricaine


Versión española debajo



Les défis de l’intégration centraméricaine


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L’Amérique centrale a longtemps occupé la une de l’actualité internationale : « point chaud » de la rivalité Est-Ouest dans les années 1980 (Nicaragua, El Salvador, Guatemala), elle a depuis tenté de bâtir une unité régionale au travers du Système d’intégration centraméricain (SICA).

Fort de ses  522.000 km², l’isthme centraméricain regroupe 7 États : le Guatemala, le Belize (membre du Commonwealth), El Salvador, le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica et le Panama. Avec une croissance économique régionale avoisinant les 3%, l’Amérique centrale peut être une zone d’investissement et de services entre l’Amérique du sud et le Mexique. Le PIB  des pays centraméricains (hors Panama) s’élève à 185 Mds USD. Si la dimension régionale peut offrir à l’Amérique centrale la possibilité de s’insérer dans le tissu international, il est important de rappeler que la région reste malgré tout, encore hétérogène. Le pays centraméricain le plus peuplé est le Guatemala : première économie de l’Amérique centrale (68 Mds USD en 2016). Le Costa Rica (58 Mds USD), le Panama (55 Mds USD) et El Salvador (26,7 Mds USD) constituent les autres économies importantes de la région, suivies du Honduras, du Nicaragua et du Belize

Le Guatemala, le Honduras, El Salvador ont constitué une union douanière appelée « Triangle nord ». Ensemble, ces pays représentent 30 Millions de personnes, 70% de la population centraméricaine. 9ème économie d’Amérique latine, le Nord de l’Amérique centrale ou « Triangle nord » en est le 9ème exportateur et le 4ème en manufactures. Les défis économiques et sociaux sont importants dans une région où 65% de la population ont moins de 29 ans.

Sur le plan économique, le faible coût de la main d’œuvre conduit certaines entreprises étrangères pays à se délocaliser en Amérique centrale : les Etats-Unis renforcent leur présence au travers d’ateliers de confection ou d’activités de service qui restent le cœur du savoir-faire de la majorité des Etats centraméricains. La Chine commence à s’implanter, comme le rappelle la reconnaissance par El Salvador en 2019, de la République populaire de Chine, tandis que l’Union européenne a établi une coopération régionale depuis les premiers accords de San José en 1983.

Un plan d’Alliance pour la prospérité a été mis sur pied par les pays du Triangle nord. Le Guatemala, le Honduras et El Salvador tentent une approche globale pour assurer les bases d’un développement économique qui intègre un soutien aux entreprises et à l’appareil productif, tout en appuyant un programme de soutien aux institutions afin de créer une stabilité et sécurité favorables au climat des affaires. L’objectif est ambitieux : parvenir à une croissance du PIB entre 2,4 et 3,5%,  générant la création de 600.000 emplois nouveaux.

Cette dynamique est aussi une réponse au problème des migrants, 9% de la population de cette partie de l’Amérique centrale souhaitant partir et rejoindre majoritairement les Etats-Unis. Depuis les années 1980, cette population établie notamment en Amérique du nord participe activement de l’économie de l’Amérique centrale en transférant une partie de leurs revenus, appelés « remesas » qui constituent une source de liquidités importantes pour ces pays. Ces transferts ont augmenté ces dernières années et ont atteint par exemple 5 Mds USD au Salvador, 8,1 Mds USD au Guatemala, et 4,3 Mds USD au Honduras en 2017.

Le plan d’Alliance pour la Prospérité cherche à développer la capacité énergétique de l’Amérique centrale tout en la diversifiant. Il s’agit de doubler la capacité d’interconnexion régionale, passant de 300 MW à 600 MW tout en favorisant de nouvelles sources de production d’énergie. La construction, la réhabilitation et la maintenance de couloirs routiers prioritaires portent sur 1500 km tandis que 4 ports et aéroports sont concernés par un développement des infrastructures. Le soutien à près de 180 000 micros et petites entreprises, avec la mise en place d’un fonds de soutien de 900 millions de dollars, et l’aide à l’insertion de 500 000 familles vulnérables constituent autant d’actions complémentaires d’un plan qui vise à faire du Triangle nord le pôle dynamique de l’Amérique centrale.  .

El Salvador et le Guatemala viennent de signer un accord « Ciel ouvert » devant permettre une baisse des coûts sur les billets d’avions afin de faciliter la mobilité et ouvrir le ciel des deux pays à la concurrence. Une perspective nouvelle qui s’étendra peut-être à l’ensemble du marché centraméricain.

La France, 5ème fournisseur de la région et 7ème client européen, et l’Europe, 3ème partenaire commercial de l’Amérique centrale, peuvent renforcer leurs positions en soutenant la volonté du Triangle nord d’assumer l’objectif pour lequel il a été créé : tirer vers le haut l’économie des pays membres mais également celle de la région toute entière.

C’est dans ce contexte que le Honduras assume depuis le 1er Janvier dernier, la Présidence « pro tempore » du SICA. L’ambition hondurienne est avant tout économique. Elle vise à favoriser l’attractivité du marché centraméricain, notamment en matière touristique. La richesse du patrimoine culturel commun à plusieurs pays de la région, notamment sur le plan de l’histoire, avec les civilisations précolombiennes mayas, pipils ou olmèques, tout autant que sur le plan de la biodiversité et des arts, ne peuvent que laisser espérer des avancées dans les prochains mois.

Ces vœux de réussite rejoignent ceux que LATFRAN adresse à l’ensemble de l’Amérique latine et des Caraïbes, et à toutes celles et tous ceux qui contribuent, au quotidien, au renforcement des relations entre la France et ce continent si merveilleux.

Bonne et heureuse année 2020 !

Pascal DROUHAUD

Président de LATFRAN

L’Amérique centrale a longtemps occupé la une de l’actualité internationale : « point chaud » de la rivalité Est-Ouest dans les années 1980 (Nicaragua, El Salvador, Guatemala), elle a depuis tenté de bâtir une unité régionale au travers du Système d’intégration centraméricain (SICA).

Fort de ses  522.000 km², l’isthme centraméricain regroupe 7 États : le Guatemala, le Belize (membre du Commonwealth), El Salvador, le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica et le Panama. Avec une croissance économique régionale avoisinant les 3%, l’Amérique centrale peut être une zone d’investissement et de services entre l’Amérique du sud et le Mexique. Le PIB  des pays centraméricains (hors Panama) s’élève à 185 Mds USD. Si la dimension régionale peut offrir à l’Amérique centrale la possibilité de s’insérer dans le tissu international, il est important de rappeler que la région reste malgré tout, encore hétérogène. Le pays centraméricain le plus peuplé est le Guatemala : première économie de l’Amérique centrale (68 Mds USD en 2016). Le Costa Rica (58 Mds USD), le Panama (55 Mds USD) et El Salvador (26,7 Mds USD) constituent les autres économies importantes de la région, suivies du Honduras, du Nicaragua et du Belize

Le Guatemala, le Honduras, El Salvador ont constitué une union douanière appelée « Triangle nord ». Ensemble, ces pays représentent 30 Millions de personnes, 70% de la population centraméricaine. 9ème économie d’Amérique latine, le Nord de l’Amérique centrale ou « Triangle nord » en est le 9ème exportateur et le 4ème en manufactures. Les défis économiques et sociaux sont importants dans une région où 65% de la population ont moins de 29 ans.

Sur le plan économique, le faible coût de la main d’œuvre conduit certaines entreprises étrangères pays à se délocaliser en Amérique centrale : les Etats-Unis renforcent leur présence au travers d’ateliers de confection ou d’activités de service qui restent le cœur du savoir-faire de la majorité des Etats centraméricains. La Chine commence à s’implanter, comme le rappelle la reconnaissance par El Salvador en 2019, de la République populaire de Chine, tandis que l’Union européenne a établi une coopération régionale depuis les premiers accords de San José en 1983.

Un plan d’Alliance pour la prospérité a été mis sur pied par les pays du Triangle nord. Le Guatemala, le Honduras et El Salvador tentent une approche globale pour assurer les bases d’un développement économique qui intègre un soutien aux entreprises et à l’appareil productif, tout en appuyant un programme de soutien aux institutions afin de créer une stabilité et sécurité favorables au climat des affaires. L’objectif est ambitieux : parvenir à une croissance du PIB entre 2,4 et 3,5%,  générant la création de 600.000 emplois nouveaux.

Cette dynamique est aussi une réponse au problème des migrants, 9% de la population de cette partie de l’Amérique centrale souhaitant partir et rejoindre majoritairement les Etats-Unis. Depuis les années 1980, cette population établie notamment en Amérique du nord participe activement de l’économie de l’Amérique centrale en transférant une partie de leurs revenus, appelés « remesas » qui constituent une source de liquidités importantes pour ces pays. Ces transferts ont augmenté ces dernières années et ont atteint par exemple 5 Mds USD au Salvador, 8,1 Mds USD au Guatemala, et 4,3 Mds USD au Honduras en 2017.

Le plan d’Alliance pour la Prospérité cherche à développer la capacité énergétique de l’Amérique centrale tout en la diversifiant. Il s’agit de doubler la capacité d’interconnexion régionale, passant de 300 MW à 600 MW tout en favorisant de nouvelles sources de production d’énergie. La construction, la réhabilitation et la maintenance de couloirs routiers prioritaires portent sur 1500 km tandis que 4 ports et aéroports sont concernés par un développement des infrastructures. Le soutien à près de 180 000 micros et petites entreprises, avec la mise en place d’un fonds de soutien de 900 millions de dollars, et l’aide à l’insertion de 500 000 familles vulnérables constituent autant d’actions complémentaires d’un plan qui vise à faire du Triangle nord le pôle dynamique de l’Amérique centrale.  .

El Salvador et le Guatemala viennent de signer un accord « Ciel ouvert » devant permettre une baisse des coûts sur les billets d’avions afin de faciliter la mobilité et ouvrir le ciel des deux pays à la concurrence. Une perspective nouvelle qui s’étendra peut-être à l’ensemble du marché centraméricain.

La France, 5ème fournisseur de la région et 7ème client européen, et l’Europe, 3ème partenaire commercial de l’Amérique centrale, peuvent renforcer leurs positions en soutenant la volonté du Triangle nord d’assumer l’objectif pour lequel il a été créé : tirer vers le haut l’économie des pays membres mais également celle de la région toute entière.

C’est dans ce contexte que le Honduras assume depuis le 1er Janvier dernier, la Présidence « pro tempore » du SICA. L’ambition hondurienne est avant tout économique. Elle vise à favoriser l’attractivité du marché centraméricain, notamment en matière touristique. La richesse du patrimoine culturel commun à plusieurs pays de la région, notamment sur le plan de l’histoire, avec les civilisations précolombiennes mayas, pipils ou olmèques, tout autant que sur le plan de la biodiversité et des arts, ne peuvent que laisser espérer des avancées dans les prochains mois.

Ces vœux de réussite rejoignent ceux que LATFRAN adresse à l’ensemble de l’Amérique latine et des Caraïbes, et à toutes celles et tous ceux qui contribuent, au quotidien, au renforcement des relations entre la France et ce continent si merveilleux.

Bonne et heureuse année 2020 !

Pascal DROUHAUD

Président de LATFRAN



Los desafíos de la integración centroamericana




Los desafíos de la integración centroamericana


América Central ha ocupado durante mucho tiempo los titulares internacionales: el “punto caliente” de la rivalidad Este-Oeste en la década de 1980 (Nicaragua, El Salvador, Guatemala), desde entonces ha tratado de construir la unidad regional a través de Sistema de Integración Centroamericana (SICA).

Con sus 522,000 km², el istmo centroamericano incluye 7 estados: Guatemala, Belice (miembro de la Commonwealth), El Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica y Panamá. Con un crecimiento económico regional de alrededor del 3%, América Central puede ser un área de inversión y servicios entre América del Sur y México. El PIB de los países centroamericanos (excluyendo Panamá) asciende a 185 mil millones de dólares. Si la dimensión regional puede ofrecer a América Central la oportunidad de integrarse en el tejido internacional, es importante recordar que, a pesar de todo, la región sigue siendo heterogénea. El país centroamericano más poblado es Guatemala: la economía más grande de América Central (USD 68 mil millones en 2016). Costa Rica (58 mil millones de dólares), Panamá (55 mil millones de dólares) y El Salvador (26,7 mil millones de dólares) son las otras economías importantes de la región, seguidas de Honduras, Nicaragua y Belice.

Guatemala, Honduras, El Salvador han formado una unión aduanera llamada “Triángulo del Norte”. Juntos, estos países representan a 30 millones de personas, el 70% de la población centroamericana. La novena economía más grande de América Latina, el Norte de Centroamérica o “Triángulo del Norte” es el noveno exportador y el cuarto en fabricación. Los desafíos económicos y sociales son significativos en una región donde el 65% de la población tiene menos de 29 años.

En el plano económico, el bajo costo de la mano de obra lleva a ciertas compañías extranjeras en el país a mudarse a Centroamérica: Estados Unidos fortalece su presencia a través de talleres de personalización o actividades de servicio que siguen siendo el corazón. del know-how de la mayoría de los estados centroamericanos. China está comenzando a establecerse, ya que El Salvador en 2019 reconoce a la República Popular de China, mientras que la Unión Europea ha establecido una cooperación regional desde los primeros acuerdos de San José en 1983.

Los países del Triángulo Norte han puesto en marcha un plan de la Alianza para la Prosperidad. Guatemala, Honduras y El Salvador están intentando un enfoque integral para proporcionar las bases para el desarrollo económico que integre el apoyo a las empresas y el sistema productivo, al tiempo que respalda un programa de apoyo a las instituciones para crear estabilidad y seguridad. favorable al clima de negocios. El objetivo es ambicioso: lograr un crecimiento del PIB entre 2.4 y 3.5%, generando la creación de 600,000 nuevos empleos.

Esta dinámica también es una respuesta al problema de los migrantes, ya que el 9% de la población de esta parte de América Central desea irse y unirse principalmente a los Estados Unidos. Desde la década de 1980, esta población, especialmente establecida en América del Norte, ha participado activamente en la economía de América Central mediante la transferencia de parte de sus ingresos, llamados “remesas”, que constituyen una importante fuente de liquidez para estos países. Estas transferencias han aumentado en los últimos años y alcanzaron, por ejemplo, 5.000 millones de dólares en El Salvador, 8.100 millones de dólares en Guatemala y 4.300 millones de dólares en Honduras en 2017.

El plan de Prosperity Alliance busca desarrollar la capacidad energética de Centroamérica mientras la diversifica. La idea es duplicar la capacidad de interconexión regional de 300 MW a 600 MW mientras se promueven nuevas fuentes de producción de energía. La construcción, rehabilitación y mantenimiento de corredores viales prioritarios cubren 1.500 km, mientras que 4 puertos y aeropuertos participan en el desarrollo de infraestructura. El apoyo a casi 180,000 micro y pequeñas empresas, con el establecimiento de un fondo de apoyo de $ 900 millones y la asistencia para la integración de 500,000 familias vulnerables son acciones complementarias de Un plan cuyo objetivo es hacer del Triángulo del Norte el polo dinámico de América Central.

El Salvador y Guatemala acaban de firmar un acuerdo de “Cielos abiertos” destinado a reducir los costos de los boletos aéreos para facilitar la movilidad y abrir los cielos de los dos países a la competencia. Una nueva perspectiva que puede extenderse a todo el mercado centroamericano.

Francia, quinto proveedor de la región y séptimo cliente europeo, y Europa, tercer socio comercial de Centroamérica, pueden fortalecer sus posiciones apoyando la voluntad del Triángulo Norte de asumir el objetivo para el cual fue creado. : impulsar la economía de los países miembros pero también la de toda la región.

En este contexto, Honduras asumió desde el 1 de enero la Presidencia “pro tempore” del SICA. La ambición hondureña es sobre todo económica. Su objetivo es promover el atractivo del mercado centroamericano, especialmente en el turismo. El rico patrimonio cultural común a varios países de la región, especialmente en términos de historia, con las civilizaciones precolombinas mayas, pipiles u olmecas, tanto como en términos de biodiversidad y artes, solo puede dar esperanza. progreso en los próximos meses.

Estos deseos de éxito se unen a los que LATFRAN dirige a toda América Latina y el Caribe, y a todos aquellos que contribuyen, a diario, al fortalecimiento de las relaciones entre Francia y este maravilloso continente.

Feliz año nuevo 2020 !

Pascal DROUHAUD

Presidente de LATFRAN

América Central ha ocupado durante mucho tiempo los titulares internacionales: el “punto caliente” de la rivalidad Este-Oeste en la década de 1980 (Nicaragua, El Salvador, Guatemala), desde entonces ha tratado de construir la unidad regional a través de Sistema de Integración Centroamericana (SICA).

Con sus 522,000 km², el istmo centroamericano incluye 7 estados: Guatemala, Belice (miembro de la Commonwealth), El Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica y Panamá. Con un crecimiento económico regional de alrededor del 3%, América Central puede ser un área de inversión y servicios entre América del Sur y México. El PIB de los países centroamericanos (excluyendo Panamá) asciende a 185 mil millones de dólares. Si la dimensión regional puede ofrecer a América Central la oportunidad de integrarse en el tejido internacional, es importante recordar que, a pesar de todo, la región sigue siendo heterogénea. El país centroamericano más poblado es Guatemala: la economía más grande de América Central (USD 68 mil millones en 2016). Costa Rica (58 mil millones de dólares), Panamá (55 mil millones de dólares) y El Salvador (26,7 mil millones de dólares) son las otras economías importantes de la región, seguidas de Honduras, Nicaragua y Belice.

Guatemala, Honduras, El Salvador han formado una unión aduanera llamada “Triángulo del Norte”. Juntos, estos países representan a 30 millones de personas, el 70% de la población centroamericana. La novena economía más grande de América Latina, el Norte de Centroamérica o “Triángulo del Norte” es el noveno exportador y el cuarto en fabricación. Los desafíos económicos y sociales son significativos en una región donde el 65% de la población tiene menos de 29 años.

En el plano económico, el bajo costo de la mano de obra lleva a ciertas compañías extranjeras en el país a mudarse a Centroamérica: Estados Unidos fortalece su presencia a través de talleres de personalización o actividades de servicio que siguen siendo el corazón. del know-how de la mayoría de los estados centroamericanos. China está comenzando a establecerse, ya que El Salvador en 2019 reconoce a la República Popular de China, mientras que la Unión Europea ha establecido una cooperación regional desde los primeros acuerdos de San José en 1983.

Los países del Triángulo Norte han puesto en marcha un plan de la Alianza para la Prosperidad. Guatemala, Honduras y El Salvador están intentando un enfoque integral para proporcionar las bases para el desarrollo económico que integre el apoyo a las empresas y el sistema productivo, al tiempo que respalda un programa de apoyo a las instituciones para crear estabilidad y seguridad. favorable al clima de negocios. El objetivo es ambicioso: lograr un crecimiento del PIB entre 2.4 y 3.5%, generando la creación de 600,000 nuevos empleos.

Esta dinámica también es una respuesta al problema de los migrantes, ya que el 9% de la población de esta parte de América Central desea irse y unirse principalmente a los Estados Unidos. Desde la década de 1980, esta población, especialmente establecida en América del Norte, ha participado activamente en la economía de América Central mediante la transferencia de parte de sus ingresos, llamados “remesas”, que constituyen una importante fuente de liquidez para estos países. Estas transferencias han aumentado en los últimos años y alcanzaron, por ejemplo, 5.000 millones de dólares en El Salvador, 8.100 millones de dólares en Guatemala y 4.300 millones de dólares en Honduras en 2017.

El plan de Prosperity Alliance busca desarrollar la capacidad energética de Centroamérica mientras la diversifica. La idea es duplicar la capacidad de interconexión regional de 300 MW a 600 MW mientras se promueven nuevas fuentes de producción de energía. La construcción, rehabilitación y mantenimiento de corredores viales prioritarios cubren 1.500 km, mientras que 4 puertos y aeropuertos participan en el desarrollo de infraestructura. El apoyo a casi 180,000 micro y pequeñas empresas, con el establecimiento de un fondo de apoyo de $ 900 millones y la asistencia para la integración de 500,000 familias vulnerables son acciones complementarias de Un plan cuyo objetivo es hacer del Triángulo del Norte el polo dinámico de América Central.

El Salvador y Guatemala acaban de firmar un acuerdo de “Cielos abiertos” destinado a reducir los costos de los boletos aéreos para facilitar la movilidad y abrir los cielos de los dos países a la competencia. Una nueva perspectiva que puede extenderse a todo el mercado centroamericano.

Francia, quinto proveedor de la región y séptimo cliente europeo, y Europa, tercer socio comercial de Centroamérica, pueden fortalecer sus posiciones apoyando la voluntad del Triángulo Norte de asumir el objetivo para el cual fue creado. : impulsar la economía de los países miembros pero también la de toda la región.

En este contexto, Honduras asumió desde el 1 de enero la Presidencia “pro tempore” del SICA. La ambición hondureña es sobre todo económica. Su objetivo es promover el atractivo del mercado centroamericano, especialmente en el turismo. El rico patrimonio cultural común a varios países de la región, especialmente en términos de historia, con las civilizaciones precolombinas mayas, pipiles u olmecas, tanto como en términos de biodiversidad y artes, solo puede dar esperanza. progreso en los próximos meses.

Estos deseos de éxito se unen a los que LATFRAN dirige a toda América Latina y el Caribe, y a todos aquellos que contribuyen, a diario, al fortalecimiento de las relaciones entre Francia y este maravilloso continente.

Feliz año nuevo 2020 !

Pascal DROUHAUD

Presidente de LATFRAN

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